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Facebook at Work, game changer en 2016 ?

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Facebook at Work, game changer en 2016 ?

Facebook at Work, game changer en 2016 ?

Avec son milliard d’utilisateurs quotidiens et des centaines de millions de mobinautes ultra connectés chaque mois, les chiffres du géant des réseaux sociaux -auxquels il faut ajouter ceux de Messenger, WhatsApp et Instagram-, même si connus, font toujours tourner la tête, une fois énoncés ou rappelés.

En 10 ans, Facebook a réussi à polariser les interactions sociales en ligne en devenant un mastodonte incontesté et incontestable de l’Internet. Néanmoins, si le réseau social a pu s’imposer dans la vie de tout un chacun, il n’a pas encore réussi à tirer pleinement parti des interactions d’un monde professionnel aplati, toujours plus collaboratif. LinkedIn y a apporté une première réponse avec le curriculum vitae numérisé et le CRM personnel sans pour autant s’immiscer plus que par intermittence dans le quotidien d’une majorité de professionnels connectés, par le biais de sa messagerie. Quant à Slack, dont la notoriété va grandissante, son million d’utilisateurs fait pâle figure face au milliard et demi d’utilisateurs actifs sur Facebook chaque mois.


Avec quelque 50 millions de pages entreprises et des (fins de) chantiers en cours (Oculus, M, entre autres), l’ogre du Web est néanmoins sur le point de changer singulièrement la donne avec Facebook at Work, qui sortira de sa version bêta, cette année. Il faut dire que face à ses concurrents, le réseau social a des arguments de taille ; le terrain a été bien préparé.


Une myriade de nouveautés a été annoncée au cours de l’année 2015 dont de nombreuses fonctionnalités pour les entreprises. Mise à jour la plus récente en date : une toute nouvelle interface de messagerie pour les Pages, déployée en décembre dernier.


Fort d’une décennie d’expériences et de capitalisation sur l’existant, Facebook a désormais la capacité d’apparier la communication interne de l’entreprise à sa communication externe avec ce qu’il possède déjà : Facebook Messenger. C’est lors du sommet des développeurs de Facebook en mars de l’année dernière, le F8 à San Francisco, que Mark Zuckerberg et ses compères ont annoncé une version entreprise de Messenger —actuellement disponible pour quelques entreprises américaines— destinée aux professionnels pour interagir directement avec leur écosystème. Le couple Facebook at Work et Messenger Business (nom par défaut) a tous les atouts pour conquérir la sphère professionnelle.


Les utilisateurs n'auront de plus pas besoin d’être éduqués à l’usage d’une nouvelle solution, car la structure de Facebook at Work reproduit fidèlement celle de Facebook à laquelle les membres du réseau social sont déjà habitués, mais sans les distractions du compte personnel. Facebook possède également une base de données colossale et la solution publicitaire robuste qui va de paire avec. Corollaire de cela, et comme le veut l’expression consacrée : il faut aller chercher ses clients là où ils se trouvent. En l'occurrence, ils sont sur Facebook. De quoi phagocyter toute concurrence sur le terrain des fournisseurs de services qui aspirent à centraliser les interactions professionnelles.

Parmi les réticences que rencontre le réseau social demeurent toutefois les sempiternelles jérémiades anti-Facebook au nom de la sainte productivité. Facebook y apporte une réponse en garantissant, bien que leurs interfaces soient similaires, l’indépendance des deux plates-formes. Un compte Facebook n’étant pas requis pour ouvrir un compte Facebook at Work. Si actuellement, la question de la perte de productivité au travail est posée avec l’omniprésence du réseau social, Facebook at Work pourra assurer cette séparation -actuellement inexistante- entre les distractions du compte personnel de l’utilisateur et le réseau social d’entreprise, solution préconisée.

À cela s’ajoutent les interrogations autour de la protection de la vie privée. Ici, dans le sens de la séparation vie privée et vie professionnelle. La technologie a pourtant changé depuis bien longtemps le rapport que l’on a avec les autres, y compris entre professionnels. La démocratisation du prix des smartphones et l’émergence d’une société toujours plus connectée a, dans une certaine mesure, renforcé le concept de BYOD en diluant la frontière qui jadis séparait clairement les deux sphères. Et parce que la société change, l’Histoire récente tend à nous montrer que les premiers acteurs de ces changements sont les internautes eux-mêmes. C’est parce qu’ils le veulent bien et qu’ils ne s’en préoccupent finalement pas tant que ça que les monopoles de la Silicon Valley peuvent si facilement marcher sur les plates-bandes de la vie privée de leurs utilisateurs dans l’indifférence presque généralisée. C’est l’anglicisme du give to get qui résume le mieux le rapport des individus à la technologie. L’attrait du confort offert par les innovations technologiques prime sur le souci réel de protection de la vie privée.

Facebook va donc pouvoir activer un service qui aura la capacité de répondre pleinement aux besoins de communication de l’entreprise. Dans un monde où l’économie collaborative au sens large a émergé comme une évolution de mentalités, certes non aboutie, mais avérée, Facebook s’est lancé le défi de galvaniser la relation qu’a l’entreprise à l’Internet avec Facebook at Work. Et les cerveaux de Palo Alto savent que la solution fonctionne, car ses employés l’utilisent en interne depuis déjà quelques années.

Par Denys Malengreau (reputation365)
 

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